Je n’ai pas commencé dans Kubernetes. J’ai commencé dans des onglets de navigateur, des boucles de jeu et un makerspace qui sentait le PLA chaud. Cet article raconte ce chemin — backend, plateforme et DevSecOps sont où j’atterris, mais les étapes comptent. English version.
L’arc (en un coup d’œil)
Schéma du parcours (career-journey-flow.mmd, rendu avec uml-mcp) :
Couleurs : vert personnel · bleu école · violet club · gris coop · ardoise emploi temps plein · orange contrat · rose enseignement · ambre aujourd’hui.
~2010 — Jeux Flash et le web
Au secondaire, je faisais déjà de petits jeux navigateur en Flash et j’apprenais HTML et JavaScript. Le progrès, c’était quelque chose de cliquable : une boucle qui tourne, un score qui bouge, une page qui ne te ridiculise pas devant tes amis.
Cette habitude — livrer quelque chose de jouable, puis corriger ce qui gêne — n’a jamais vraiment disparu. Plus tard, j’ai emballé une partie de cette nostalgie dans FlashGames (Ruffle) et un conteneur https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/projects/retroarch-web-games/ pour les consoles classiques.
~2015 — Portfolio de jeux, moteurs plus lourds
Au cégep, je montais un portfolio de projets jeu et je refaisais des favoris dans Unity, CryEngine et Unreal. Même motivation, outils plus lourds : lumière, physique, assets qui prennent une semaine pour être « corrects ».
Ça m’a appris le périmètre : un jam et un projet de session n’ont pas la même barre — mais les deux méritent des vrais tests de jeu.
~2017 — Makerspace, voiture RC WiFi, le web pour de vrai
Au Collégial International Sainte-Anne, je gérais le makerspace : imprimantes 3D, VR, étudiants bloqués sur le câblage un vendredi à 16 h. J’ai aussi construit une voiture télécommandée en WiFi — le genre de projet où firmware, jeu mécanique et « pourquoi elle ne tourne qu’à gauche ? » partagent le même après-midi.
Cette année-là, je me suis vraiment orienté vers le développement web : moins « scène dans un moteur », plus « produit qu’on ouvre chaque semaine ».
2018 — Stage Algolux (imagerie computationnelle)
Mon stage Algolux : cinq semaines en photographie computationnelle — outils Python, analyse couleur RAW, flux de capture, piles Ansible pour valider l’ISP. J’ai encore l’affiche de recherche de cette période ; c’est le pont entre « j’aime le code » et « j’aime les systèmes qui touchent le monde physique ».

Trace concrète sur le site : https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/projects/rawanalyser/ (clipping et calibration RAW, lignée Algolux). Le labo, c’était tableurs, caméras et scripts — pas une page produit brillante — mais la même boucle qu’aujourd’hui : mesurer, automatiser, documenter.
ÉTS — Hydroglisseur, AlgoÉTS, pile web
L’École de technologie supérieure (ÉTS) est l’endroit où les projets scolaires se sont empilés en parcours.
Cheminement technologique (2017–2018) — projet final hydroglisseur : jupe bleue, ventilateur de sustentation, pièces imprimées en 3D, bois, mousse et débogage tenace. Le genre de montage qui enseigne l’intégration avant les microservices.

Baccalauréat (2018–2023) — cours et clubs. J’ai aidé à faire vivre AlgoÉTS (trading algorithmique) ; nous animions des ateliers comme Python 101 — science des données pour les membres qui voulaient passer de « j’utilise Python » à « je fais confiance à mon pandas ».

Ce club se relie à l’open source que je maintiens encore : la bibliothèque https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/projects/marketwatch/ pour le jeu boursier sur MarketWatch. Même réflexe — automatiser la partie ennuyeuse pour laisser les décisions aux humains.
Stages (2019–2022) — Wandrian, Power Go, Intact : parseurs, API, tableaux de bord ELK, backend — les titres collaient enfin au travail quotidien.
Temps plein (2023) — IONODES : développeur infonuagique sur une plateforme IoT — paliers Auth0, Sentry, ONVIF/WebRTC, Azure DevOps.
Maîtrise (2023–2026) — ÉTS : rendu en temps réel, physique interactive et usure de surface en temps réel, avec frottement dynamique et textures — le fil qui rattache l’infographie au parcours.
Années 2020 — Plateforme, sécurité, enseignement
Après le diplôme, les problèmes ont monté d’un cran :
- GitLab CI/CD, GCP, microservices Java, tests Playwright (recherche IMC2).
- Laboratoires DevSecOps à Polytechnique Montréal — gabarits GitLab pour ~20 équipes, Docker/Kubernetes, revues dans l’esprit OWASP.
- Enseignement à l’ÉTS : bases distribuées, mobile/UX, projets intégrateurs — le matériel de cours, c’est aussi de la livraison logicielle.
- Site https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/posts/graphquon-2024-ets/ (graphquon.github.io) et uml-mcp pour les diagrammes depuis le chat — parce qu’expliquer un système bat encore le deviner.
Ce qui n’a pas changé
Au début, je mesurais le progrès en features livrées. Aujourd’hui, je regarde si le système reste compréhensible quand on n’est plus dans la pièce :
- Backend — frontières, modes de panne, API qui ne surprennent pas l’équipe suivante.
- Plateforme — CI, logs, dev local sans README héroïque.
- DevSecOps — secrets, dépendances, chemins de déploiement volontairement ennuyeux.
La fiabilité, c’est la confiance. La sécurité n’est pas une barrière de fin de sprint — ce sont des habitudes dans le pipeline. J’écris encore des billets et des schémas parce qu’expliquer mal, c’est souvent la première façon de voir ce qu’on ne comprend pas.
Ce que j’optimise ensuite
Des plateformes plus claires, une livraison plus sûre, des systèmes lisibles en grandissant. Si vous débutez : suivez les problèmes où vous voyez toute la boucle — code, déploiement, exploitation, amélioration. Moi, j’ai commencé avec Flash et un hydroglisseur ; vous commencerez peut-être ailleurs. La boucle, c’est le métier.
D’autres notes concrètes sont sous articles et projets — dont https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/posts/rhino-lidar-apartment-scan/ et https://antoineboucher.info/CV/blog/fr/posts/professional-resume-json-resume/ pour des chapitres plus récents.