Les factures cloud m’ont poussé vers un lab maison : vieux PC, Docker là où un SaaS suffisait, et assez de scripts pour tout reconstruire après un mauvais week-end. Ce billet raconte comment le réseau a grandi — pas un design parfait, mais une école de routage, VPN et virtualisation en cassant des choses chez moi. English version.
Pourquoi un lab
Les cours couvraient IP, VPN et routage sur papier. Faire tourner des services à la maison rend les compromis concrets : courant, bruit, sauvegardes, et « qui a SSH quand le routeur lâche ».
Docker en premier
J’ai aligné des stacks conteneur gratuites sur des jobs payés dans le cloud — média, tableaux de bord, petits outils. Docker comme porte d’entrée vers des services composables plutôt qu’un seul serveur « animal ».
Bash et deux machines
Matériel : un Dell pas cher et une machine de 2004. Scripts bash pour Ubuntu, CentOS et Proxmox — assez reproductibles pour que les réinstallations après expériences fassent moins mal.

Rack physique (octobre 2022)
Avant les schémas Lucidchart, le lab tenait dans des placards et étagères — nœud de câbles compris. Photos recadrées d’anciennes stories ; c’est le vrai câblage, pas un rendu 3D.
Pile murale — switch, modem, routeur, serveur entreprise (génération ~2010), onduleur, étiquetée pendant que j’apprenais encore qui branchait quoi :

Dell PowerEdge R710 — deux Xeon X5667 (quad ~3 GHz), 24 Go RAM, à côté de mousse acoustique. Le ruban adhésif sur le bezel, c’était mon inventaire :

Placard — serveur rack à l’horizontale, switch jaune, écran pour les installs locales, et assez de câbles bleus pour apprendre la patience :

La virtualisation compte quand tu snapshots avant une idée douteuse. Un hôte dédié bat le tout bare-metal.

Accès distant et bordure
Caddy en reverse proxy ; exposition via un frontal OVH pour ne pas n’exposer que l’IP résidentielle. Admin à distance et santé des services dans la même histoire que « rendre le service joignable ».
WireGuard pour le VPN — pénible la première fois, rapide une fois en place. J’ai contribué à de petits aides-setup pour des ami·e·s.
Après le déménagement
Nouvel appartement, plus de curiosité VLAN, VMs Proxmox pour des projets de club. Lucidchart pour le schéma mural ; vue type C4 pour expliquer la pile.

Plus tard, sites publics vers l’hébergement statique (S3/GitHub Pages) pour réduire le always-on — le lab est resté pour le privé.
Pannes mémorables
- Un seul disque, pas de sauvegarde — un
apt upgraderaté et un week-end de réinstall. - Ports admin exposés — admin derrière VPN seulement, appris à la dure.
- Bruit thermique — le R710 m’a fait penser aux courbes ventilateur avant « serveur » = « chambre à côté ».
Bilan
Un homelab, c’est un bac à sable pour les réflexes plateforme : automatiser, documenter la topologie, supposer la panne. Liens actuels : MediaBoxDockerCompose sur le CV.
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