
Le 11 mars 2024, Byzantium a organisé son premier atelier Ethereum à l’ÉTS : une soirée pratique où des personnes sans expérience blockchain sont reparties avec un jeton sur réseau de test envoyable à un·e collègue. Khalil Anis Zabat a animé la session. English version.
Le déroulé
Khalil avait structuré l’atelier en deux temps (comme dans l’enregistrement de la session) :
- Remix dans le navigateur — compiler et déployer sans installer toute la chaîne d’outils, pour pouvoir refaire les étapes chez soi.
- Environnement de dev local — l’équivalent « pro » avec éditeur et tooling, sur le même contrat ERC-20.
- Sepolia — ETH de test via faucet, MetaMask comme portefeuille, Infura comme passerelle RPC (personne n’a un accès direct à la blockchain « tout seul »).
- OpenZeppelin — ne pas réécrire
transfer; hériter d’un ERC-20 éprouvé et se concentrer sur nom, symbole, décimales et premiermint. - Transferts entre pairs — déployer, échanger les adresses de contrat et s’envoyer des tokens jusqu’à ce que la salle ressemble à une mini-économie.
Tant que tu n’as pas signé une transaction et vu la ligne sur un explorateur, Solidity reste de la syntaxe. Après, c’est un registre public avec ton adresse dedans.
Le contrat de départ
Squelette minimal montré à l’atelier :
// SPDX-License-Identifier: MIT
pragma solidity ^0.8.20;
import "@openzeppelin/contracts/token/ERC20/ERC20.sol";
contract MyToken is ERC20 {
constructor() ERC20("MyToken", "MTK") {
_mint(msg.sender, 1000000 * 10 ** decimals());
}
}
Tu choisis nom et symbole, les décimales (souvent 18), et tu émet une réserve initiale au déployeur (msg.sender). OpenZeppelin, c’est la bibliothèque partagée de la communauté pour les standards — même logique que l’ERC-721 pour les NFT, mais ici on est resté sur un jeton fongible.

Ce qui est sorti des questions (pédagogie live)
Explorateurs de blocs (Etherscan, Sepolia). Chaque transaction est une ligne : qui a envoyé quoi, à qui, le gas, le numéro de bloc. Les indexeurs et les produits construits sur Ethereum s’appuient sur cet historique ; tu peux chercher une adresse et retrouver le graphe des appels passés.
Gas et limites. En pratique, les contrats ne sont pas des machines de Turing illimitées — une boucle infinie consomme le gas et bloque. Les dev fixent des plafonds ; les utilisateur·rice·s paient l’exécution. On a parlé de frais mainnet « réels » (de l’ordre de dizaines de dollars en période chargée en 2024) ; Sepolia gardait l’atelier abordable.
ABI = le squelette. Après déploiement, l’ABI dit quelles fonctions existent pour les apps (ou les bots). Exemple donné en salle : surveiller un mint avec timer, filtrer le mempool, monter le gas pour passer avant les autres — de l’automatisation au-dessus d’ABI publiques, pas de la magie.
Données on-chain vs hors chaîne. Stocker gros sur la chaîne coûte cher. On pointe souvent vers des références (IPFS, chaînes de stockage) ; la chaîne garde le hash ou l’URI, pas le fichier. Garder le contrat petit.
Décentralisation (débat). Dans la salle : décentralisation maximale vs ponts pragmatiques pour les entreprises pendant que la stack mûrit. Pas de verdict — tension utile pour un club étudiant.
Ambiance
Tables, prises et laptops ouverts — propice au pair programming quand Remix ou MetaMask demandait une confirmation de plus.


Byzantium annonçait d’autres ateliers sur d’autres types de tokens et du Solidity plus avancé. Celui-ci était la rampe d’accès.
Liens
- Publication LinkedIn / retour Byzantium
- Mon contrat déployé (lien court)
- OpenZeppelin Contracts
- Remix IDE
- Explorateur Sepolia
Merci à Khalil d’avoir enseigné dans le chaos utile (portefeuilles, faucets, transactions qui échouent), et à tou·te·s les participant·e·s pour cette première soirée chain chez Byzantium.
